![]() |
|||||||
|
(ACP Group) |
(Groupe ACP) |
||||||
| 451 Avenue Georges Henri | Avenue Georges Henri, 451 | ||||||
| 1200 Brussels, Belgium | 1200 Bruxelles, Belgique | ||||||
| Tel: 32 2 743 06 00 | Fax: +32 2 735 55 73 | ||||||
| email: info@acp.int |
Website : http://www.acp.int
|
||||||
PROJET DE COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA 61ème SESSIONDU CONSEIL DES MINISTRES ACP TENUELES 29 ET 30 MAI 1995 A LA MAISON ACP A BRUXELLESACP/25/020/95 Bruxelles, le 17 octobre 1995 |
|||||||
CEREMONIE D'OUVERTURE
La session a été déclarée ouverte à 15h25 par M. Themba N. MASUKU, ministre de la Planification et du Développement économiques du Swaziland, Président en exercice du Conseil des ministres ACP.
Le Président a souhaité la bienvenue aux délégués et a remercié les participants du soutien et de la confiance qui lui ont été témoignés durant ses six mois de présidence.
S'agissant de la situation dans certains pays ACP, le Président a indiqué que l'accord intervenu entre le gouvernement angolais et l'UNITA était une source de satisfaction et de réconfort pour le Conseil. A cet égard, il a félicité tous ceux qui ont contribué à ce résultat et invité le gouvernement et la population de l'Angola à poursuivre leurs efforts.
Toutefois, dans d'autres pays d'Afrique, des innocents continuent de souffrir et d'endurer d'innombrables difficultés. Le voeu a été formé que la paix et la stabilité soient restaurées en Somalie et au Libéria ainsi qu'au Rwanda et au Burundi pour que les populations de ces pays puissent reprendre le cours normal de leurs activités.
En ce qui concerne l'examen à mi-parcours, le Président a indiqué qu'en compagnie du Secrétaire général, il a entrepris des missions de sensibilisation dans les principales capitales de l'UE. Bien que ces démarches aient été extrêmement utiles et positives, le Président a néanmoins exhorté le Groupe à la prudence, car il restait au Conseil beaucoup à faire pour que les négociations soient couronnées de succès.
Enfin, le Président a indiqué qu'une délégation des îles Marshall assistait à la session en qualité d'observateur. Il a également fait part d'une lettre adressée par le ministre sud-africain du Commerce, M. Trévor MANUEL, demandant que ce même statut soit accordé à l'Afrique du Sud pour cette session et que l'occasion lui soit donnée de faire une déclaration.
Travaux du Conseil
1. Adoption de l'ordre du jour [ACP/25/010/95 Rev.2]
Le Conseil a examiné et adopté le projet d'ordre du jour tel qu'il figure sous la cote ACP/25/010/95 Rev.1.
2. Communication du Président.
Ce point a fait partie de la déclaration liminaire du Président.
3. Désignation du rapporteur et de ses amis
Conformément aux règles régissant la désignation d'un rapporteur lors de la tenue d'une session du Conseil au siège, la région en charge - en l'occurrence l'Afrique de l'Est - a été invitée à désigner un rapporteur. L'ETHIOPIE, candidat de la région, a donc été nommée rapporteur de la 61ème session du Conseil.
Les pays dont les noms suivent ont été désignés par leurs régions pour être les amis du rapporteur:
Afrique centrale: REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Afrique australe: BOTSWANA
Afrique de l'ouest : NIGERIA
Caraïbes : JAMAIQUE
Pacifique : FIDJI
4. Approbation du projet de compte rendu analytique de la 60ème session du Conseil des ministres ACP tenue les 14, 15 et 18 février 1995 à Bruxelles [ACP/25/012/95 Rev.1]
Présentant le projet de compte rendu analytique de la 60ème session du Conseil au nom du rapporteur (le ministre du Congo), S.E. M. P.A. MAPINGOU, ambassadeur du Congo, a remercié les amis du rapporteur d'avoir prêté leur concours à la mise au point du projet. Il a également félicité le Secrétariat d'en avoir fourni l'avant-projet.
Le Conseil a examiné et adopté le projet de compte rendu analytique de la 60ème session et a félicité le rapporteur et ses amis d'avoir effectué un bon travail, pour la deuxième fois consécutive.
5. Mise en oeuvre du programme d'action du Conseil suite à la rupture des négociations [ACP/25/009/95 Rev.1]
a) rapport sur les missions de sensibilisation et autres actions s'y rapportant [ACP/00/013/95 Rev.1]
b) état des négociations [ACP/00/021/95]
c) relations publiques [ACP/42/001/95]
Présentant ce point, le Président a attiré l'attention du Conseil sur plusieurs documents traitant de la question de l'examen à mi-parcours et a invité les participants à axer les discussions sur la question de la stratégie à adopter pendant les semaines à venir.
Le Président a félicité le Secrétaire général et le Secrétariat pour les préparatifs en vue des missions de sensibilisation et l'appui fourni au cours de ses rencontres avec diverses autorités UE dans les capitales visitées.
Après avoir entendu le rapport du Président sur les missions de sensibilisation et d'autres actions connexes entreprises depuis la rupture des négociations, au mois de février 1995, et à l'issue d'un long échange de vues, le Conseil a :
- décidé de lancer une action concertée d'envergure à tous les niveaux, afin d'exercer des pressions sur l'UE et en particulier sur le gouvernement britannique;
- proposé que certains chefs d'Etat et de gouvernement ACP soient invités à rencontrer leurs homologues de l'UE au sujet du volume des ressources. Les délégations devraient, si possible, être composées de représentants d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique;
- proposé, par ailleurs, que l'on convainque la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OUA et/ou le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement d'adopter une résolution sur l'examen à mi-parcours et de la transmettre à l'UE;
- décidé qu'une déclaration ferme sur l'examen à mi-parcours et le 8ème FED soit communiquée à la presse, et qu'une conférence de presse de grande diffusion soit organisée à l'issue de la session en cours du Conseil;
- décidé d'autoriser le Comité des ambassadeurs à recruter immédiatement un spécialiste du "lobbying" et à s'assurer les services d'une agence de relations publiques afin que les vues ACP soient répercutées avec plus de vigueur hors des enceintes ACP;
Le Conseil a également échangé des vues concernant des positions de repli possibles sur l'enveloppe financière, afin de pouvoir réagir efficacement à la nouvelle position devant être prise par l'UE. Les participants ont reconnu qu'une manière effective de traiter ce problème consisterait à s'assurer que les missions de sensibilisation soient complètes et axées sur le montant que les ACP se sont fixé, à savoir 15,8 MECUS.
Pour finir, le Conseil a remercié le Président d'avoir entrepris, au nom du Groupe ACP, ces missions de sensibilisation dans un certain nombre de capitales UE. A cet égard, le Conseil a décidé que les dépenses engagées par le Président au cours de ces missions soient remboursées par le Groupe ACP (voir ACP/00/022/95 pour des détails complémentaires sur la stratégie).
6. Examen du rapport d'activités du Comité des ambassadeurs [ACP/26/030/95 Rev.1]
Suite à la présentation du rapport d'activités par le Président du Comité des ambassadeurs, S.E.M. A. Hassan MSHANGAMA, ambassadeur de Tanzanie, le Conseil a examiné les questions ci-après :
1ère PARTIE : COOPERATION ACP-UE
A. : COOPERATION COMMERCIALE
i) Adhésion à l'OMC : Compte tenu de l'importance que l'OMC revêt pour les Etats ACP, le Conseil a entériné les recommandations du Comité invitant :
a) les 24 Etats ACP qui n'ont pas encore pris de dispositions en vue d'adhérer à l'OMC à soumettre une demande en ce sens, dans les meilleurs délais, conformément à l'article XII de l'Accord de Marrakech portant création de l'Organisation mondiale du commerce;
b) les représentants ACP à Genève et à Bruxelles à prendre toutes les dispositions nécessaires afin de se rencontrer au moins une fois tous les trois mois pour des séances d'information et d'échange de vues;
c) les Etats ACP à continuer de suivre attentivement l'évolution de la situation au GATT (version 1947) et à l'OMC, non seulement en ce qui concerne les bananes mais également la demande de dérogation lorsque le moment serait venu de l'examiner;
d) le Secrétaire général à entreprendre des négociations afin d'obtenir le statut d'observateur pour le Groupe ACP auprès des organes de l'OMC;
e) le Secrétaire général à adresser au FED une requête en vue du financement de la présence du Secrétariat à Genève.
Enfin, le Conseil a invité le Comité des ambassadeurs et le Secrétaire général à lui faire rapport sur la mise en oeuvre de la décision lors de la session de novembre 1995.
ii) Bananes : après avoir débattu des différents aspects concernant le régime applicable aux bananes, à savoir :
- l'amendement en cours du règlement 404/93;
- l'élargissement de l'Union européenne et l'agrandissement du marché interne qui en résulterait;
- l'appui apporté par le représentant américain au commerce aux allégations sans fondement de certaines multinationales américains opérant dans le secteur de la banane selon lesquelles le Règlement 404/93 et l'accord-cadre compromettent les intérêts commerciaux des Etats-Unis;
- l'importance que les licences d'importation de la catégorie "B" revêtent pour les Etats fournisseurs traditionnels ACP;
Le Conseil a invité le Conseil UE à :
- veiller à ce que les éléments essentiels des propositions d'amendement ACP au règlement 404/93 soient dûment pris en compte dans toute décision finale à laquelle ses délibérations aboutiraient;
- maintenir le chiffre actuel de 30% de licences d'importation "B" pour permettre aux bananes traditionnelles ACP d'être commercialisées à un prix rentable dans la Communauté élargie et préserver la part de marché ACP dans le cadre du règlement 404;
- maintenir sa position actuelle à l'égard de la pétition "301", à savoir qu'aucune autre concession ne sera envisagée en faveur des multinationales américaines commercialisant des bananes de la zone "dollar";
Pour finir, le Conseil a insisté pour que la Communauté européenne n'accorde en aucun cas une nouvelle augmentation du contingent tarifaire global au-delà des quantités spécifiées dans le projet de règlement No. COM(95)11 - FINAL.
iii) Sucre : Suite à la déclaration du porte-parole ministériel sur le sucre, S.E. M. K. C. RUHEE, ministre de l'Agriculture et des Ressources naturelles de Maurice portant sur :
- la requête ACP demandant un accès préférentiel accru afin de faire l'appoint de la totalité des besoins des raffineurs de l'UE;
- les prix garantis 1994/95 et 1995/96;
- l'état des livraisons au titre de la campagne de commercialisation 1994/95;
- l'étude (1992) sur les coûts du fret et du transport ACP;
- l'adhésion de la Zambie au protocole "sucre" avec un contingent nul;
- le mandat donné au sous-comité concernant les préparatifs en vue de la quatrième conférence ministérielle spéciale devant se tenir au début de l'année 1996;
Le Conseil, après un échange de vues, a invité l'Union européenne à :
- tenir dûment compte de l'importance socio-économique des exportations de sucre pour les Etats signataires ACP et des investissements qu'ils ont effectués en vue de faire l'appoint des besoins des raffineurs de l'UE;
- fixer un prix dont le niveau permette aux Etats signataires ACP de livrer la totalité des quantités dont les raffineurs de l'UE ont besoin pour rester opérationnels;
- veiller à ce que l'offre qu'elle fera aux ACP en matière de prix, de droits à payer et de quantités prenne dûment en compte la nécessité de maintenir les conditions préférentielles dont bénéficient les fournisseurs ACP;
- accélérer l'élaboration des textes nécessaires à l'adhésion de la Zambie au protocole.
iv) Produits de base :
Utilisation de graisses végétales autres que le beurre de cacao dans la fabrication du chocolat : Sous ce point, le chef de la délégation ivoirienne, S.E. M. l'ambassadeur KOLIABO, a invité les producteurs de cacao et de beurre de karité à un atelier devant se tenir à Abidjan du 17 au 22 juillet 1995.
Le Conseil a accueilli l'invitation avec satisfaction.
v) Stabex : Le Conseil a accepté la requête du Royaume de Tonga demandant l'inclusion des courges de la variété "squash pumpkin" dans la liste des produits couverts par le Stabex au titre de l'article 187 de Lomé IV.
vi) Coopération agricole :
Procédure relative à la nomination du directeur du CTA : Ayant pris note de la nomination récente de M. Rodney COOKE, ressortissant de l'UE, à la direction du CTA, le Conseil a invité le Comité des ambassadeurs à poursuivre ses efforts en vue d'amender la Convention de manière à aligner la structure du CTA sur celle des institutions conjointes. L'objet de cet exercice est d'assurer une représentation équitable des deux parties, ACP et UE, à l'échelon de la direction du CTA par la création d'un poste de directeur adjoint.
viii) Coopération Intra-ACP, régionale, culturelle et sociale :
a) Projet pilote sur le SIDA : Ayant pris note des résultats de l'étude sur l'efficacité d'un traitement immunothérapique du SIDA, et du fait que des Etats ACP ont fait connaître leur souhait de coopérer avec les médecins-chercheurs en médecine, le Conseil a donné mandat au Comité des ambassadeurs de soumettre le projet pilote à la Commission en vue d'un financement.
b) Autres projets relevant de la coopération Intra-ACP et régionale : Ayant examiné le chapitre du rapport d'activités portant sur ce domaine, le Conseil a donné mandat au Comité des ambassadeurs de :
- s'efforcer d'obtenir une réponse écrite de la Commission concernant le financement du projet Charles Katungi;
- veiller à ce que le Secrétariat prenne toutes les dispositions nécessaires pour que les projets "Femmes et développement" et "Migrants ACP en Europe" soient mis en oeuvre dans les meilleurs délais;
- faire rapport au Conseil au mois de novembre 1995 sur la mise en oeuvre de la présente décision.
QUESTIONS INTERNES ACP
A. QUESTIONS ADMINISTRATIVES
Prorogation des contrats des agents temporaires
Le Conseil a pris note de l'examen de l'évaluation des besoins en personnel faite par les consultants ACP, examen qui était encore en cours. Il a recommandé qu'en attendant les conclusions de cet examen, le Comité des ambassadeurs étudie le problème des agents temporaires au plan des principes et fasse des recommandations fermes à ce sujet.
Le Conseil a également recommandé qu'en attendant, il soit accordé aux agents temporaires des contrats valables jusqu'à la fin de l'année, de façon à éviter d'entraver le bon fonctionnement du Secrétariat à ce stade critique de l'examen à mi-parcours de la quatrième Convention de Lomé.
B. QUESTIONS FINANCIERES
Contributions dues par le Libéria :
Lors de l'examen de la requête du Libéria qui a demandé une exemption de l'application des sanctions et l'annulation de ses arriérés de contribution accumulés sur trois ans (1994, 1995 et 1996), le Conseil a reconnu que la situation de ce pays n'avait pas connu d'amélioration sensible.
Compte tenu du fait que la situation économique et sociale au Libéria ne montrait aucun signe d'amélioration sensible, le Conseil a approuvé la recommandation du Comité des ambassadeurs, à savoir :
- exempter le Libéria de l'application des sanctions prévues dans le règlement financier;
- annuler les contributions de ce pays au titre des exercices 1994 et 1995 (6 288 260 FB) et imputer le montant correspondant sur le fonds de réserve;
- demander au Libéria de présenter au Conseil, lors de sa session de novembre 1995, un document reflétant l'évolution de sa situation en vue d'une éventuelle exemption du paiement de ses contributions au titre de l'exercice 1996.
Situation au Rwanda
Suite à une déclaration du chef de la délégation du Rwanda, S.E. M. Denis POLISI, relative aux événements survenus récemment dans son pays, le Conseil a :
- affirmé la nécessité de soutenir tous les efforts visant à restaurer la paix et la sécurité au Rwanda et dans l'ensemble de la région;
- invité le gouvernement rwandais à garantir la sécurité de la population civile et à mettre en oeuvre les recommandations de l'enquête internationale indépendante;
- insisté pour que l'UE veille à ce que l'aide structurelle à la reconstruction du Rwanda soit rétablie au plus tôt;
- insisté sur la nécessité pour les Nations Unies et l'OUA de garantir de toute urgence la sécurité dans les camps de réfugiés et de prendre des mesures visant à empêcher la reconstitution des milices et des forces armées suspectées d'avoir organisé le génocide de 1994;
- demandé à l'ONU de tenir sa promesse de donner au tribunal international les moyens de poursuivre son action en faveur de la justice.
7. Examen du rapport du comité ministériel chargé de l'examen de la demande d'association à la Convention de Lomé introduite par l'Afrique du Sud [ACP/26/028/95 Rev.2]
A l'issue d'une présentation exhaustive du rapport susvisé par M. John MOMIS, ministre de l'Information et des Communications de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Conseil a examiné et approuvé ledit rapport ainsi que les recommandations ci-après :
- le Groupe ACP devrait approuver l'adhésion de l'Afrique du Sud à l'accord de Georgetown et à la Convention de Lomé, sous réserve de l'exclusion de certains domaines;
- les parties concernées devraient engager des négociations dans le but de définir le cadre juridique et les modalités précises de l'adhésion de ce pays;
- les Etats ACP dont les intérêts risquent d'être lésés par l'adhésion de l'Afrique du Sud devraient établir des dossiers pertinents en vue des négociations avec l'Afrique du Sud;
- des arrangements transitoires devraient être conclus en vue de l'adhésion de la République sud-africaine à la Convention de Lomé, en attendant les consultations avec les différentes capitales;
- une clause spéciale relative à l'adhésion de l'Afrique du Sud à la Convention, semblable à l'article 364 qui avait permis l'adhésion de la Namibie, devrait être incorporée dans la Convention de Lomé lors de l'examen à mi-parcours, de façon à éviter d'engager une nouvelle procédure de ratification.
Enfin, le Conseil a recommandé que le Comité des ambassadeurs suive, le moment venu, les négociations sur l'adhésion de l'Afrique du Sud à la Convention de Lomé.
Prenant la parole, l'ambassadeur de l'Afrique du Sud à Bruxelles, S.E. M. N. VAN HEERDEN, a informé le Conseil que le ministre sud-africain du Commerce et de l'Industrie, M. Trevor MANUEL, qui avait souhaité répondre personnellement à l'invitation à participer à la session du Conseil en tant qu'observateur, n'avait pas pu venir à Bruxelles. Il a ajouté qu'il avait été chargé de transmettre un court message de la part du gouvernement sud-africain.
Il a ainsi exprimé les sincères remerciements du gouvernement sud-africain pour la bonne volonté et l'esprit de solidarité dont le groupe ad hoc a fait preuve pendant ses travaux.
Concluant son intervention, l'ambassadeur a indiqué qu'il avait été chargé de donner au Conseil l'assurance que l'Afrique du Sud ne chercherait à tirer profit d'aucun des avantages garantis par la Convention de Lomé au détriment des membres actuels du Groupe ACP, et qu'elle ne concluerait avec l'UE aucun accord qui soit de nature à porter atteinte aux intérêts des pays ACP.
8. Constitution du nouveau Bureau ministériel
Les pays ci-après ont été désignés comme membres du nouveau Bureau ministériel appelé à prendre fonction à l'issue de la 61ème session du Conseil :
Pacifique : PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINEE Président
Afrique centrale : GABON Membre
Afrique de l'Est : ETHIOPIE Membre
Afrique australe: NAMIBIE Membre
Afrique de l'Ouest: SENEGAL Membre
Caraïbes : DOMINIQUE Membre
9. Conclusions de la 61ème session du Conseil :
Adoption des projets de décisions et de résolutions
Le Conseil a examiné et adopté les décisions et résolutions suivantes :
a) Décisions :
No. 1/LXI/95 : Recrutement d'un spécialiste en lobbying et d'une firme de relations publiques
No.2/LXI/95 : Contributions dues par le Libéria
No.3/LXI/95 : Demande d'association à la Convention de Lomé introduite par l'Afrique du Sud
No.4/LXI/95 : Coordination de la positon des ACP au sein de l'OMC
No.5/LXI/95 : Projet pilote SIDA
No.6/LXI/95 : Coopération intra-ACP, régionale, culturelle et sociale
No.7/LXI/95 : Nomination de M. Carl B. GREENIDGE au poste de Secrétaire général par intérim du Groupe ACP A mettre au point
No.8/LXI/95 : Préparation des ACP en vue de la conférence de l'Union européenne sur l'examen de la situation après l'entrée en vigueur du traité de Maastricht.
b) Résolutions
No.1/LXI/95 : Bananes
No.2/LXI/95 : Sucre
No.3/LXI/95 : Situation au Rwanda
Motion de remerciement à l'adresse de M. Daniel ASSOUMOU MBA, Directeur du CTA et M. Paul FRIX, Directeur du CDI
Après avoir reconnu que les deux Directeurs susnommés avaient beaucoup contribué à la création et au bon fonctionnellement du CDI et du CTA, et partant, à la réalisation des objectifs que se sont fixés leurs institutions respectives, le Conseil leur a exprimé sa profonde gratitude pour les services qu'ils ont rendus aux pays ACP, puis il leur a souhaité bonne chance dans leurs futures activités.
10. Dates et lieux des prochaines sessions :
- du Conseil des ministres ACP
- du Conseil des ministres ACP-UE
La région Caraïbes a informé le Conseil qu'elle organiserait un sommet régional du 8 au 12 juillet, et a demandé que ces dates soient prises en compte lors des consultations en vue des deux sessions du Conseil.
Le Secrétaire général a indiqué que les dates des sessions du Conseil dépendraient de l'évolution de la situation au sein de l'UE en ce qui concerne le 8ème FED, et que les missions ACP seraient tenues informées de tout changement à ce sujet.
Le Conseil a pris note.
11. Election du Secrétaire général
Abordant ce point, le Président du Conseil a rappelé la décision prise par la 60ème session du Conseil suite à l'échec du processus de désignation du Secrétaire général, décision consistant à :
a) reprendre la procédure depuis le début;
b) fixer au 31 mars 1995 la date limite de soumission des nouvelles candidatures;
c) inviter les quatre régions africaines à mettre tout en oeuvre pour trouver un candidat unique à proposer au Conseil lors de sa 61ème session.
Le Président a informé le Conseil que les deux candidats en lice avaient soumis de nouvelles candidatures.
Le rapport succint du Président a été suivi de consultations au sein d'un groupe de ministres africains présidé par le chef de la délégation nigériane, le Chef Ayo Ogunlade, ministre du Plan.
Rendant compte directement au Conseil des résultats de ces négociations, le chef de la délégation nigériane a indiqué que le groupe n'avait pas pu se mettre d'accord sur un candidat africain unique. Il a ajouté qu'afin d'éviter que cette situation ne se reproduise, il avait été proposé que, par souci d'équité, d'impartialité et de justice, tous les postes de haut niveau soient attribués aux 6 sous-régions ACP selon un système de rotation, comme cela se fait au niveau du Bureau ministériel. Les postes concernés sont les suivants :
- Secrétaire général
- Secrétaire général adjoint
- Directeur et Directeur adjoint du CDI
- Directeur et Directeur adjoint du CTA
Au cas où le premier tour de scrutin ne serait pas décisif, le principe de la majorité des deux tiers devrait être levé et le Secrétaire général élu à la majorité simple. En outre, un arrangement transitoire ferme doit être trouvé de façon à ne pas perturber le bon fonctionnement du Secrétariat, et ce jusqu'à la cérémonie de signature du deuxième protocole de Lomé IV, en espérant que d'ici là le groupe africain aura pu résoudre le problème du choix d'un candidat unique.
Certains membres de la région ayant remis en cause ces recommandations, la séance a été suspendue pour 30 minutes afin de permettre au Groupe africain de se consulter en séance plénière.
Rendant compte des résultats de cette réunion de consultation, le chef de la délégation des Seychelles, Mme Danielle DE ST JORRE, ministre des Affaires étrangères, du Plan et de l'Environnement, a informé le Conseil que les ministres africains n'avaient pas pu se mettre d'accord sur un candidat unique. Elle a ajouté qu'ils avaient décidé que le Conseil devrait procéder au vote, comme prévu par l'accord de Georgetown, en vue d'élire un Secrétaire général parmi les deux candidats, à savoir :
- S.E. M. M. IBINGA MAGWANGU, ambassadeur du Gabon
- le Dr M.T. MAPURANGA du Zimbabwe
A l'issue des deux tours de scrutin,
les résultats étaient comme suit :
| CANDIDAT | 1er TOUR | 2ème TOUR |
| S.E. M. M. IBINGA MAGWANGU | 20 | 20 |
| Dr M.T. MAPURANGA | 40 | 40 |
| Abstentions | 3 | 3 |
Au vu de ces résultats, aucun candidat n'ayant pu recueillir 4/5 des voix, le Conseil a décidé de reprendre les élections lors de sa session suivante, tout en invitant les deux parties à poursuivre les consultations, sans préjudice de ce processus de vote.
La 61ème session du Conseil n'ayant pas été en mesure de désigner un Secrétaire général, le Conseil a nommé M. Carl B. GREENIDGE, Secrétaire général adjoint, au poste de Secrétaire général par intérim, à compter du 1er juin 1995 et jusqu'à l'entrée en fonction d'un nouveau Secrétaire général.
Motion de remerciement à l'adresse du Secrétaire général sortant
Après l'hommage rendu au Secrétaire général sortant, le Dr. Ghebray BERHANE d'Ethiopie, par les porte-parole des différentes régions africaines, le Conseil a adopté une motion de remerciement en reconnaissance des services inestimables qu'il a rendus au Groupe ACP. Le Conseil a rappelé qu'il avait non seulement joué un rôle déterminant dans la création des différents organes du Groupe ACP, mais qu'il avait également, en tant qu'ambassadeur, co-Président de l'Assemblée paritaire ACP-UE et Secrétaire général, contribué, et pas dans une petite mesure, à la réalisation des objectifs du Groupe ACP et de la Convention de Lomé. Le Conseil a décidé de baptiser la salle B "Salle Dr Ghebray BERHANE". Il lui a ensuite souhaité bonne chance dans ses futures activités.
Pour sa part, le Dr Ghebray BERHANE a, dans son discours d'adieux, remercié le Conseil de lui avoir donné l'occasion de servir le Groupe ACP, puis il a rendu hommage aux membres du personnel qui l'ont soutenu tout au long de son mandat mémorable à la tête du Secrétariat ACP.
Le Secrétaire général sortant a déclaré qu'il regrettait de n'avoir pas eu le plaisir de féliciter son successeur, mais qu'il avait néanmoins pu faire le point sur les plus grandes victoires remportées durant son mandat et identifier quelques questions importantes en instance qui méritent d'être résolues.
Enfin, il a rendu hommage au Président du Conseil pour avoir servi le Groupe ACP avec beaucoup d'engagement et d'abnégation.
Le Président élu, M. John MOMIS, ministre de l'Information et des Communications de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, a exprimé, au nom du Conseil, sa gratitude au Président sortant et à son Bureau ainsi qu'aux ministres négociateurs pour l'excellent travail qu'ils ont accompli au cours de la période critique de l'examen à mi-parcours. Il a également remercié le Comité des ambassadeurs, le Secrétaire général et l'ensemble du personnel du Secrétariat pour le soutien et l'assistance qu'ils leur ont apportés. Il a conclu en déclarant qu'il espérait pouvoir lui aussi bénéficier de ce soutien et de cette assistance au cours du mandat de son Bureau.
Conclusion
Dans sa conclusion, le Président a adressé ses sincères remerciements à tous les participants pour le soutien qu'ils lui ont apporté tout au long du mandat de son Bureau. Il a également remercié les membres du Bureau pour leur esprit de coopération, ainsi que le Secrétaire général sortant pour les conseils qu'il a prodigués lors des missions de sensibilisation et de la 60ème session tenue en février 1995.
Il a indiqué qu'il avait remarqué que le nombre de ministres présents aux sessions du Conseil était en baisse et qu'il fallait combattre cette tendance. A cet égard, il a invité les pays ACP à se faire représenter par des ministres aux assises du Conseil de façon à donner à ces réunions un vrai cachet ministériel.
Enfin, il a, au nom du Conseil, remercié le Comité des ambassadeurs et le Secrétariat pour le soutien et l'assistance qu'ils ont apportés au Conseil, puis a souhaité à l'ensemble des délégués un bon retour dans leurs pays de destination respectifs.
*****